Les Comédiens
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JOSÉ BROUWERS
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Il devrait fêter en 2010 ses soixante ans de scène. Il a célébré au cours de
la saison 2006-2007, les cinquante ans du Théâtre Arlequin dont il a été
l’initiateur. Il est comédien, metteur en scène, chef de troupe. Il a écrit
de nombreuses pièces de théâtre et adaptations. On peut citer parmi les plus
récentes: L’impromptu de Bayreuth, L’étranger et La Peste,
adaptés des romans de Camus, Le chien de Baskerville, d’après
Conan Doyle. La saison dernière, il fut un des interprètes du beau texte
d’Eric-Emmanuel Schmitt Ma vie avec Mozart. Cette saison nouvelle,
il met en scène Le saut du lit et joue notamment le rôle de Freud dans
Le visiteur. Il a participé largement à l’écriture de Café liégeois
en fête.
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MARIE-JOSÉE DELECOUR
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Elle a apporté convivialité et jeunesse au Théâtre Arlequin. Elle est adjointe
de direction, chargée de la promotion, mais d’abord et avant tout comédienne,
ce qui ne l’empêche pas de créer des costumes avec un goût très sûr et de
mettre en scène ses partenaires. Comiques ou dramatiques, parfois les deux à
la fois, ses personnages atteignent le naturel et la vérité. Nombre de
comédiens se cachent derrière des masques. Marie-Josée Delecour affronte
le public le visage nu, avec humour et sensibilité. Cette saison, elle reprend
le rôle de Laurette, la « cafetière » liégeoise, mais elle se glisse dans
la peau d’une des héroïnes cocasses du Saut du lit tout en assurant
la réalisation du Visiteur.
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SERGE SWYSEN
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Il joue tous les grands rôles du répertoire. Récemment Cyrano de Bergerac,
Topaze, Sherlock Holmes ou encore Saint-Exupéry dans Le petit prince
pour ne citer que des personnages mythiques. Il a joué aussi le docteur Rieux
dans La Peste, il a su y exprimer tout l’humanisme. Il fut un père
attachant et sensible dans Poil de Carotte. Et tout au long
d’un trimestre un gentleman plein d’humour inventé par l’écrivain britannique
Douglas Home pour un savoureux Canard à l’orange. Par ailleurs, on
le voit au cinéma. Et il va jouer Anouilh et Genet hors frontière. Mais
il reste fidèle à Pino, le garçon italien du Café liégeois.
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ALEXANDRE TIRELIER
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Un comédien au sens molièresque du terme. Il dépense une force comique telle
qu’il fait crouler une salle de rire. Cet exploit, il l’a renouvelé dans
la reprise du Dîner de cons. Ce qui n’interdit pas à ce surdoué de
la scène d’être un directeur d’acteurs, un pédagogue, un chanteur et
un vrai compagnon au sens premier du mot. Son nom à l’affiche est gage de
bonheur pour le public, quel que soit le répertoire qu’il aborde. Cela peut
aller de Ghelderode à Veber en passant par Molière. Après avoir été Bottom
dans La reine des fées, Watson du Chien de Baskerville et
l’impertinent Figaro de Beaumarchais, il nous surprendra avec
Le visiteur de Schmitt, auteur qu’il connaît bien pour avoir jouer
Ma vie avec Mozart.
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CATHERINE LEDOUBLE
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Elle débute pratiquement avec « Madame est servie », mais rien que ça,
elle le fait déjà avec talent, puis les saisons aidant, elle assume des rôles
qui se voient, qui s’applaudissent, où elle élargit son registre d’ingénue,
de jeune coquette, pour en arriver à des compositions drôles ou sensibles,
osant passer sans filet d’une émouvante servante de Simenon à
une stripteaseuse de farce. La saison 2005-2006 lui avait permis de lier
connaissance avec une héroïne terriblement actuelle imaginée par une jeune
comédienne Astrid Veillon. Elle est parmi les clientes du Café liégeois,
irrésistible caissière bavarde ou femme snob des beaux quartiers,
hôtesse de l’air ou belle de nuit.
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MARYVONNE MICHEL
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D’abord, elle fait une carrière de danseuse. De chez Béjart (Eh oui, Madame !)
elle passe au Ballet des Flandres, puis au Ballet de Wallonie et enfin à
l’O.R.W. Vient l’âge (fort jeune pour une danseuse) où il faut penser à
se recycler. Bien sûr, elle donne des cours de danse, mais elle se tourne
obstinément vers le théâtre. Arlequin l’accueille dans un spectacle de
Jean Brumioul. Et pendant vingt ans, elle va tout jouer, de la Vivette de
Daudet aux héroïnes de Maupassant, elle fut de Malheureux liégeois en
Bruxelloise qui bruxellait... Elle jouera Sartre et Guitry, et puis François
Perin. On n’a pas oublié sa composition surprenante de la mère de Simenon.
Elle a retrouvé Renard et Guitry. Et elle a proposé une gouvernante comique
dans Le canard à l’orange. Après un nouveau tournage pour
la télévision, on la retrouvera dans une comédie vaudevillesque à sa mesure.
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MARION DEPREZ
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Elle vient de la danse. Elle est passée par le music-hall. Elle chante et
joue avec le même entrain. Elle a fait quelques beaux soirs au Trocadéro.
La revue, ça la connaît. Mais la comédie aussi quand elle s’attaque à
Courteline ou à Cooney, quand elle sert Woody Allen. Et aussi le duo Bacri et
Jaoui dans Cuisine et dépendances. Elle revient à la revue avec
Panique au café liégeois. Il est à remarquer que la plupart
des comédiennes d’Arlequin ont appris la rigueur – sans laquelle il n’y a
pas d’art – en pratiquant la danse. « Café liégeois » a prolongé le plaisir
des habitués d’Arlequin qui ont adopté Marion Deprez. Elle fut du
Dindon, de joyeuse mémoire et tout naturellement, elle est encore
dans Tailleur pour dames du même Feydeau.
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JEAN-MARIE GELON
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Le théâtre est sa vie, même s’il a commencé à jouer sur les planches
d’une estrade de classe. Il est passé des Bacheliers au Théâtre Arlequin où
il est entré par la grande porte, jouant René Clair et Bertold Brecht. Depuis,
il n’a cessé d’aller du cabaret à la comédie, et il restera pour tous ceux
qui ont vécu l’année Simenon, une parfaite incarnation du romancier liégeois.
On s’étonne à juste titre qu’à côté de personnages raffinés, il joue avec
un même bonheur les pompiers, facteurs ou flics dans la tradition de
Tchantchès ou de Guignol. Pour lui, la drôlerie n’a pas de frontière. Molière
l’a accaparé avant qu’il ne retrouve le bistro fréquenté par Mme Bémol.
Le hasard du répertoire le pousse vers le suspense et Baskerville.
Et le revoilà dans un rôle qu’il a créé en 1992 dans Le saut du lit
et avec lequel il fit un succès personnel.
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DELPHINE DESSAMBRE
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Du vaudeville où elle faisait une apparition séduisante et drôle, elle est
passée à l’évocation très vraie de la première épouse de Simenon avant
d’offrir l’image lumineuse de Roxane, l’héroïne de Rostand, personnage dont
elle diversifia intelligemment les humeurs. Après quelques mois d’absence,
elle est revenue suggérer quelques unes des femmes de Richard Wagner.
La saison dernière, Jules Renard l’attendait à Liège, et Feydeau au Rideau
de Bruxelles, comme Sardou et Sainte Beuve la convoquèrent aux Galeries.
Elle fut en 2008 deux héroïnes de Sir Arthur Conan Doyle, et la saison
dernière, elle a abordé un rôle à la fois troublant et passionné dans
Confidences trop intimes. Cette saison, elle sera à la fois dans
Le visiteur et Le saut du lit.
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VALERIE CENTI
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Cette jeune comédienne a débuté au Théâtre Arlequin, après un passage au
Théâtre Universitaire. Elle s’est révélée dans le rôle de la fille-fleur,
dernier fantasme de Wagner ainsi que dans le personnage de Mathilde,
la poétesse éprise du Maître de Bayreuth. Mais dans L’impromptu de
Bayreuth, elle a éclaté d’une pétillante fantaisie en jouant aussi
une soubrette coquine. La saison 2006-2007 l’a mise à l’affiche dans
la comédie de Guitry où elle donna cours à sa verve comique. Elle fit
l’expérience de l’Opéra où elle incarna Titania, une lumineuse reine
des fées, selon Shakespeare et Purcell. On l’a applaudie dans le rôle de
Rosine, le rôle le plus merveilleusement féminin de tout le théâtre du siècle
des Lumières. Comme dans Tailleur pour dames, elle apporte à nouveau
sa fantaisie dans Le saut du lit.
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SACHA SPRENGER
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Ce juriste que tout Liège connaît est un amoureux fou de Thalie, muse de
la comédie. Mais si on se souvient de sa cocasse composition de Redillon
dans Le Dindon, de Feydeau, on n’a pas oublié son interprétation
séduisante du personnage historique mis en scène par François Perin dans
Double jeu. Il a joué la saison dernière, avec un succès énorme dans
Confidences trop intimes, ce conseiller fiscal que l’erreur d’une
jeune femme un peu perdue fascine. Sacha est un passionné quand il s’agit de
spectacle. Il peut se faire l’avocat des artistes comme des institutions,
ajoutant à sa passion un sens inné de l’organisation quand il met en scène
par exemple les journalistes liégeois dans un gala de variétés. Le voilà à
nouveau dans une comédie gaie où sa fantaisie peut s’en donner à cœur joie.
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Les Décorateurs
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MARIE-JOSÉE DELECOUR
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Elle conçoit la plupart des costumes des spectacles d’Arlequin. Elle a
ressuscité les années 50 dans « Toâ ». L’entre-deux guerres avec « Simenon,
fils de Liège » Et elle précède la mode pour « Le canard à l’orange »
remettant la comédie au goût du jour. Feydeau lui offre le plaisir de
concevoir des costumes selon les critères d’une époque flamboyante et joyeuse.
Elle habille avec goût et fantaisie les comédiennes du « Café » et du
« Saut du lit ».
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VALÉRIE URBAIN
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Elle partage ses talents de scénographe spécialement entre
l'Opéra Royal de Wallonie (où elle débute avec
"La belle Hélène") et le Théâtre Arlequin. C'est là
qu'elle réalise début des années nonante le décor de
"La Coquine". Après, elle décorera nombre de spectacles dont Antigone,
Cyrano, L'Etranger, L'impromptu de Bayreuth, Ma vie avec Mozart, Le
barbier de Séville. Pour les 50 ans d'Arlequin, elle signe décors et
costumes du prestigieux spectacle coproduit avec l'O.R.W.: Le bourgeois
gentilhomme. Au sens de l'esthétique, s'ajoute chez elle une imagination
qui sert toujours l'auteur et son oeuvre. On se souviendra de son décor
à transformation pour "Tailleur pour dames", de Feydeau. Valérie Urbain
enseigne aussi à l'Académie des Beaux-Arts.
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PHILIPPE WAXWEILER
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Peintre et sculpteur, est aussi scénographe. Il découvre dans un programme
d’avant saison que José Brouwers compte sur lui pour décorer
« Le portefeuille ». Viendront ensuite Picasso, Simenon, La fin du monde,
Le Dîner de cons, L’Amuse-gueule, Le vison voyageur... Et un nouvel
environnement pour « Panique au Café liégeois ». Le théâtre, il ne peut
s’en passer. La preuve, avec un décor très british pour
« Le canard à l’orange ». Séduit par « Confidences trop intimes », pièce
qu’il a découverte à Paris, il en conçoit la scénographie et le décor sonore.
Cette saison, il donne un cadre à Freud et à ses fantasmes.
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